Plaidoyer pour une politique agricole du vivant

Un projet de société au service de tous

L’agroécologie aujourd’hui fait ses preuves et les indicateurs de résultats sont au rendez-vous : eau, sol, biodiversité, productivité, … et optimisme sont de retour en agriculture. C’est pourquoi à l’évènement Paysages In Marciac, nous sommes nombreux à réclamer une politique agricole agroécologique.

Toutes les filières, acteurs publics et privés, citoyens, nous sommes tous concernés. Une nouvelle PAC (Politique Agricole Commune) qui replace l’agronomie au cœur du projet de société est nécessaire. Les mesures doivent viser la résilience et la rentabilité des systèmes agricoles. Les résultats sont là, les réseaux ont été créés, il ne reste plus qu’à les impulser, les consolider et surtout les amplifier.

Nous sommes éleveurs, céréaliers, maraîchers, viticulteurs, arboriculteurs, mais aussi opérateurs techniques, transformateurs, consommateurs… Nous, pionniers de l’agriculture sur sols vivants, faisons le choix d’une agriculture régénératrice pour produire ET protéger. L’agroforesterie et les couverts végétaux sont nos piliers fondateurs pour mettre en oeuvre cette agriculture du progrès, et non pas de la répression. Ils ont prouvé leur efficacité pour endiguer l’érosion, les chocs climatiques, les pollutions et la perte de biodiversité. Ces deux piliers sont des techniques transversales garantissant la séquestration du carbone et son stockage. Véritable régulateur et catalyseur de tout système écologique, le carbone est au coeur de cette nouvelle ère agricole.

Nous constatons qu’il est possible de maintenir la production agricole tout en protégeant l’environnement, en créant de la biodiversité, modelant des paysages cohérents et des territoires dynamiques produisant des aliments de qualité. Les itinéraires agroécologiques sont une solution aux enjeux d’environnement, d’emploi et de sécurité alimentaire.
L’agroécologie ne doit pas être une contrainte, mais une occasion pour progresser; pour aller de l’avant, il faut sortir de la logique administrative de contrôle pour laisser place à la logique de l’initiative. Dans cette optique, l’agriculteur, responsable et initié, doit être accompagné et encouragé dans les pratiques nouvelles.

Pour cela, l’agronomie  doit être au centre du débat, afin que cette nouvelle PAC soit force de propositions bio-Logiques (respectant la biodiversité avec des méthodes de bon sens) et source d‘enthousiasme.  Il faut promouvoir une agriculture régénératrice et de conservation des sols pour réinventer une économie du vivant et une industrie du renouvelable, à partir des intrants premiers que sont l’énergie solaire et le carbone, de savoir-faire paysan et de progrès technique.

Nous demandons une transition agroécologique où chacun puisse s’impliquer dans le processus de production. L’agroécologie doit s’inscrire dans l’agenda politique à toutes les échelles (au potager, à la ville, à la ferme). Les avancées agronomiques doivent se poursuivre et s’intensifier en s’appuyant sur les compétences et les motivations de toutes les parties prenantes de ce projet ambitieux.

La nouvelle PAC, la Politique Agricole du Carbone (basée sur la séquestration du carbone dans les sols), va fédérer, faire progresser et faire converger l’ensemble des agriculteurs, et également les élus et les autres opérateurs économiques vers des pratiques vertueuses, guidé par deux mesures phares : l’agroforesterie et les couverts végétaux.


A Paysage In Marciac, le 31 juillet 2020

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