Chapelle Notre-Dame-de-la-Croix


Philippe Guesdon

Agrégé d’arts plastiques, Philippe Guesdon peint depuis 1970.

Le travail de cet artiste se développe en suites de peintures de moyens et grands formats prenant pour thème des réappropriations d'œuvres consacrées de l'histoire de l'art.

Ses plus récentes suites de peintures revisitent les gravures sur bois illustrant des livres du XVIe siècle et des peintures murales des XIIe et XIIIe siècles. Il dit volontiers peindre des xylogravures et des fresques comme d'autre peignent des natures mortes ou des paysages.

 

1. Architectures d'Assise

Les peintures de la série Architectures d'Assise sont réalisées avec des acryliques et poudres de métaux sur des toiles de lin et coton libres et fripées.

« ...Abandonnant pour quelque temps mon travail de relecture de l'œuvre gravé sur bois de Dürer, je décide, pour en comprendre la logique interne, de démonter puis reconstruire par la peinture les 28 fresques du cycle d'Assise peintes par Giotto. Conscient de la difficulté de ce travail, je choisis, pour en simplifier les règles, d'alléger le plus possible son sujet. J'efface, ou brouille, donc presque toutes les représentations humaines ou religieuses choisies par le peintre et décide de garder, pour mes relectures, essentiellement les lieux, architectures et paysages qui donnent à cet ensemble de peintures murales leur si mystérieux statut. Pour accepter ce mode de fonctionnement, il faut être persuadé, bien évidemment, que le pouvoir transcendant de l'œuvre tient au traitement des espaces au moins autant qu'au sujet narratif du récit qu'elle conte... »

2. Arbres de Dürer

Les peintures de la série Arbres de Dürer sont réalisées avec des acryliques et poudres de métaux sur des papiers divers.

« ...Aucun arbre n'est à l'image d'un autre. Aucun arbre de Dürer ne ressemble à un arbre dessiné, gravé ou peint par un autre que lui. Il y a, dans la façon dont cet artiste a choisi de représenter chaque torsion de tronc, un rapport au corps humain, non seulement avéré mais plastiquement affirmé. Avec l'aisance du convaincu, décomplexé et assuré, il use de la métaphore sans retenue. Ses arbres sont donc des torses, des bustes, des poitrails, des thorax, et quelque fois des membres. Ils vibrent ensemble, se côtoient, se frôlent, se caressent. Les arbres de Dürer sont les séquences d'une chorégraphie savante que l'on pourrait penser extraite d'un ballet antique. Chaque contorsion de corps simule un sentiment dont l'arbre qui la dessine et la préserve, lui assure une pérennité certaine... »

Vernissage : 29 juillet - 16h à la Chapelle Notre-Dame de la Croix

Eglise Notre-Dame de l'Assomption


Patrick Raynal

Après plus de 37 ans de pratique de la médecine à Marciac, Patrick Raynal et son épouse, Geneviève, ont pris leur retraite à Jard-sur-Mer, en 2014. Dans leur déménagement ce croquis, qu’ils acquirent, de la façade du cabinet médical, bien en place dans leur nouvelle maison en bord de mer. Lui qui habitait face à l’église de Marciac ne se doutait pas qu’un jour il y exposerait ses toiles...

La peinture, un intérêt, un don, qui semblent l’avoir toujours habité, du temps de sa jeunesse, de ses études de médecine à Toulouse, pendant son activité, et aujourd’hui plus encore. Un réel talent, qu’il ne se reconnaît pas, se jugeant trop amateur, d’autant qu’il ne prit jamais un cours. Une façon inconsciente de se préserver de toute influence, afin de sauvegarder intact cette envie et ce besoin de peindre pour, nul doute, échapper à la très forte pression de son métier.

Peintre, dans la droite ligne de ses autres passions : plongée sous-marine, pilotage… Un petit côté technique qu’il ne se lasse pas d’expérimenter dans sa peinture à l’huile au couteau. Une technique qu’il rêve d’explorer et de dominer. Elle donne du relief à ses toiles et du mouvement aux eaux qu’il affectionne. Les marines sont le reflet d’un instant, souvent calme, mais qui restituent parfaitement l’impression de ressac, le vol des bernaches, ou encore le scintillement d’un rayon de lune, ou l’éclat d’un coucher de soleil avec la mer comme avant plan. Après les paysages d’ici, de Marciac qui l’inspirèrent beaucoup, ceux « d’ailleurs », de sa nouvelle vie, sont comme l’acceptation de quelque chose qui nous dépasse mais qui finit par apaiser. Dominantes claires, toutes en lumières, et savamment composées pour intuitivement apaiser l’esprit de celui qui contemple la toile.

Vernissage : 29 juillet - 12h15 à l'Eglise Notre-Dame de l'Assomption

Denise Ribès

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